Tests

Nos tests se déroulent généralement en 4 étapes :

1)  Caractérisation de l’intrant

Avant de commencer les tests proprement dits, le laboratoire de GreenWatt commence par analyser le déchet reçu (= intrant ou substrat) : composition organique, minérale, etc.

2) Test BMP

Le test BMP (Bio-Methane Potential) mesure le potentiel de méthane de l'intrant. Il s'agit d'une étape essentielle : la viabilité d’un projet de méthanisation repose en grande partie sur la quantité de méthane susceptible d'être produite à partir du substrat.

3) Test semi-continu

Ce test, réalisé dans un réacteur de 1,5 litre, permet d'évaluer les contraintes techniques et biologiques spécifiques du projet. Il vise notamment à déterminer le taux de charge maximal du réacteur.

4) Test pilote

Le test pilote a pour objectif de valider un maximum de paramètres physiques et biologiques à une échelle représentative, afin de dimensionner la future installation de manière fiable et efficace. Il est effectué dans un réacteur d'une capacité de 600 litres, reproduction exacte d’une installation en modèle réduit. On y retrouve les 3 principaux organes du processus de GreenWatt :

  • le liquéfacteur, où les déchets sont acidifiés (cuve de 300L)
  • L’HYFADTM, réacteur "à lit fixe" où les acides provenant du liquéfacteur sont transformés en méthane (réacteur de 90L)
  • le post-méthaniseur, où les matières difficilement digestibles sont dégradées (cuve de 300L).

Le pilote fonctionne exactement de la même manière qu’une installation industrielle. Au cours du test, l’alimentation des différentes cuves, les flux, l’agitation ou les temps de décantation sont optimisés afin d’obtenir le schéma le plus adapté aux substrats. Le test dure entre 4 mois et 8 mois, ce qui permet d’observer la stabilité du processus à moyen terme. 

 

Pilote GreenWatt

 

Suivi du pilote

Différents relevés sont effectués quotidiennement sur le pilote : stabilité biologique des 3 organes, pH des différentes cuves, alimentation appliquée aux différents organes, quantité et composition du biogaz, quantité de digestat produit, etc.

Ce suivi méticuleux permet de comprendre le comportement de la matière lors de sa dégradation. Grâce aux données recueillies, des bilans sont dressés en vue de maximiser le rendement de la production de méthane tout en optimisant la taille et la consommation de l’installation, et donc son coût.